Donner, c'est donner, reprendre c'est voler!
Les producteurs de fruits et légumes, sommés par Bruxelles de rembourser 500 millions d'euros d'aides accordées entre 92 et 2002 se retrouvent confrontés à une difficulté supplémentaire, après une chute de leur revenu de l'ordre de 20%. La filière, déjà en difficulté peut-elle, même rembourser ces sommes qui selon les eurocrates auraient faussées le jeu de la concurrence ? Le réveil de la Commission européenne semble bien tardif car ces aides versées ont déjà été utilisées.
De plus, M. Le Maire, en charge de l'agriculture a choisi de s'allier avec Bruxelles plutôt que de défendre l'agriculture française. Le ministre a préféré se convaincre de l'illégalité des aides et capituler devant Bruxelles, laissant ainsi les producteurs de fruits et légumes dans leurs soucis et leurs périls. Ce n'est pourtant pas à eux de payer les erreurs de l'Etat français!
Pis encore, le ministre de l'agriculture s'en est pris au coût horaire de travail trop élevé en France qui serait responsable des problèmes de compétitivité de la filière. Sans doutes, souhaite-t-il supprimer le SMIC pour les agriculteurs et saisonniers afin de s'harmoniser (toujours vers le bas!) avec les autres pays de l'Union Européenne.
Notons également les propos du Président de la Fédécom qui juge que les dispositifs d'immigrations plus restrictifs en France qu'en Espagne ou en Italie qui, eux emploient plus de travailleurs étrangers, jouent sur le coût de la main d'oeuvre. Ainsi, le rôle de l'immigration a clairement pour but de faire pression sur nos salaires!
Cette question épineuse révèle par conséquent notre manque d'indépendance de plus en plus prononcé à l'égard de Bruxelles. Les agriculteurs, autant que les producteurs de fruits et légumes sont de moins en moins libres, soumis à des subventions européennes de plus en plus contraignantes qui maintenant peuvent en plus être déclarées illégales une décénnie plus tard. Ainsi les eurocrates peuvent faire la pluie et le beau temps sur la France.